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· Grann Dede, alias Madan Whatever (Watèvè)
Grann Dede s’est crée une clientèle huppée du côté
de la place Saint Pierre à Pétion-Ville, grâce à la saveur de ses
frites, et la qualité de son "tranpe", le fameux « skandal
bouzen" (authentique). Elle exploite habilement les indiscrétions
politiques -et conjugales- de ses riches clients pour soutirer des
faveurs dont bénéficient ses proches les plus infortunés: elle aide
certains à rentrer à l’université, protège quelques étudiants
fougueux, assiste des parents avec la scolarité de leurs enfants…
Mais son propre fils qu’elle a envoyé étudier à Montréal, la paie
avec une cinglante ingratitude. Mais, voci que malade, il devra
revenir chez sa mère pour certains traitements…. A partir de leurs
tréteaux, ces bonnes vielles commerçantes gèrent et la vie, et
l’avenir.
· Madan Ayayay, machann fritay
Aux Gonaïves, une marchande de frites madrée arrive
à empêcher l’exploitation politique de jeunes désœuvrés de la ville
par les "illustres visiteurs" de Port-au-Prince, en leur offrant une
alternative générée par son "gros bon sens populaire". Quand le
sinistre visiteur s’attend à voir brûler les pneus pour lesquels il
a payé, il découvre, suffoquant de rage, une place publique aménagée
avec les pneus, transformés en balançoires pour les enfants de la
ville…
· Madan Lefranc
A Boston, madan Lefranc, une dame de condition
modeste maintient deux emplois afin de soutenir les siens en Haïti.
Rêvant de se caser avec un mari « de bien », elle se fait
exploiter d’abord par un monsieur ‘bouch dous’, puis au cours d’un
voyage en Haïti, par un nationaliste « vertical », qui
« refuse de se faire exploiter par l’impérialiste », mais
se fait envoyer son chèque mensuel. Les expériences
tragi-comiques de madan Lefranc avec ses prétendants, qui lui
servent des insultes ou du Verlaine, lui font découvrir ses vraies
valeurs intrinsèques. Dans la diaspora, les madan Lefranc sont
légions…
· Marie Jeanne Lamartinière (Kreyòl)
La participation romantisée de Marie-Jeanne
Lamartinière dans la bataille épique de la Crête-à-Pierrot, où un
millier de soldats noirs se distinguèrent contre 12 000 soldats
français.
· Marie Jeanne Lamartinière (Français)
La participation romantisée de Marie-Jeanne
Lamartinière dans le bataille épique de la Crête-à-Pierrot, où un
millier de soldats noirs se distinguèrent contre 12 000 soldats
français.
A PARAITRE BIENTOT
· « Zoune chez sa nainaine » de
Justin Lhérisson
Un siècle plus tard, adaptation de l’œuvre de
Justin Lhérisson, qui traite du phénomène de la domesticité juvénile
et de l’abus sexuel (« Colonel Cadet Jacques »). Le livre
a été publié en 1906 par l’auteur de l’hymne national haïtien (La
Dessalinienne), et sera adapté sur CD en collaboration avec le Dr.
Ludovic Comeau Jr. de Chicago, un expert des œuvres de Maurice
Sixto. |
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